Communiqués de presse et annonces
Dans une étude ontarienne, le Dr Ian Stiell, chef du Département d’urgentologie de l’Université d’Ottawa, dévoile l’importance des soins immédiats en réanimation
OTTAWA, le 21 avril 2008 — Les patients ayant subi un traumatisme important s’en tirent aussi bien s’ils reçoivent des soins immédiats en réanimation (SIR) que s’ils reçoivent des soins avancés de maintien des fonctions vitales (SAMFV) d’après l’Étude ontarienne sur les soins préhospitaliers avancés de maintien des fonctions vitales. Les résultats de l’étude, publiés dans le numéro du 22 avril 2008 du Journal de l’Association médicale canadienne, semblent également indiquer que les SIR sont plus efficaces que les SAMFV pour le sous-groupe de patients ayant subi les lésions les plus graves.
Plusieurs villes ontariennes ont intégré des cours sur les SAMFV à la formation des professionnels paramédicaux entre 1994 et 1998. L’Étude ontarienne visait à comparer de façon contrôlée les résultats des patients avant et après l’ajout de ces cours pour évaluer les répercussions dans 17 villes. Grâce à ces cours, les professionnels paramédicaux de soins avancés peuvent intuber des personnes en détresse respiratoire et administrer des médicaments par intraveineuse. Les professionnels paramédicaux de soins primaires, qui n’ont pas suivi ces cours, sont quant à eux autorisés à offrir un soutien respiratoire de base et à stabiliser les blessures.
Les résultats publiés aujourd’hui montrent que le taux de survie des patients ayant subi un traumatisme important ne s’est pas amélioré et que celui des personnes ayant subi les lésions les plus graves a chuté de 60 à 51 p. 100 après l’ajout des cours sur les SAMFV en Ontario. L’étude est la plus vaste réalisée sur le sujet au monde. Elle porte sur 2 867 patients ayant subi un traumatisme important, dont environ 21 p. 100 ayant subi de graves lésions.
Cette étude est la troisième d’une série de quatre. Les résultats de la première étude, qui portait sur des patients ayant fait un arrêt cardiaque, montrent que le taux de survie n’a pas changé après l’ajout des cours sur les SAMFV. La deuxième étude ciblait des patients en détresse respiratoire (essoufflement). Les résultats indiquent que le taux de survie s’est amélioré après l’ajout de ces cours. La quatrième étude, qui porte sur des patients ayant une douleur à la poitrine, est toujours en cours.
« Dans l’ensemble, les résultats nous permettent d’affirmer que l’efficacité des SAMFV varie selon le type et la gravité des problèmes ou des blessures, indique le Dr Ian Stiell, urgentologue à l’Hôpital d’Ottawa, chef du Département d’urgentologie de l’Université d’Ottawa et chercheur principal de l’étude et scientifique principal à l’Institut de recherche en santé d’Ottawa (IRSO). Les résultats de plusieurs petites études pointent aussi en ce sens, et certains services paramédicaux ont déjà restreint l’utilisation des SAMFV pour les patients ayant subi un traumatisme important. Maintenant que nous disposons des résultats définitifs, je m’attends à ce que tous les services paramédicaux examinent soigneusement les procédures de SAMFV pour veiller à ce que les patients bénéficient des meilleurs soins possibles. »
« La situation n’est pas problématique à Ottawa », précise Pierre Poirier, responsable des opérations au Service paramédic de la ville d’Ottawa. « Nous avons établi un système qui favorise le transport rapide des grands blessés au centre de traumatologie. »
Chaque année au Canada et aux États-Unis, les professionnels paramédicaux traitent plus de 500 000 patients ayant subi un traumatisme important, c’est-à-dire une blessure causée par un choc violent, une plaie pénétrante ou une brûlure qui menace la vie d’une personne ou qui pourrait entraîner la perte d’un ou de plusieurs membre(s).
L’Étude ontarienne sur les soins préhospitaliers avancés de maintien des fonctions vitales est la plus vaste étude réalisée sur le sujet. La série complète porte sur 30 000 patients. Elle est subventionnée par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario.
Institut de recherche en santé d’Ottawa : www.irso.ca.


