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Un rapport d’un chercheur de l’Université d’Ottawa met en évidence les besoins critiques d’adaptation aux changements climatiques

OTTAWA, le 10 mars 2008 — Un rapport préparé par une équipe de recherche dirigée par M. Robert McLeman, professeur de géographie à l’Université d’Ottawa, attire l’attention sur des changements clés que tous les niveaux gouvernementaux doivent examiner par rapport aux répercussions des changements climatiques et aux besoins d’adaptation connexes dans les collectivités canadiennes qui dépendent d’une économie saisonnière. Le rapport décrit les résultats d’une étude d’un an sur la façon dont les changements climatiques rapides touchent le bien-être économique et social de plusieurs petites collectivités de la région d’Addington Highlands, un vaste canton parsemé de chalets à distance égale d’Ottawa et de la région du Grand Toronto.

L’étude, partiellement financée par Ressources naturelles Canada, a reçu des contributions de plus de 150 résidents et entrepreneurs de la région d’Addington Highlands, où la foresterie, la construction, le tourisme en plein air et les services de loisirs constituent le soutien principal de l’économie. Plusieurs des recommandations du rapport portent sur des secteurs de responsabilité du gouvernement qui ne sont pas directement liés à l’environnement.

M. McLeman constate qu’au cours des trente dernières années, les hivers sont devenus plus courts avec de périodes de froid extrême plus courtes et des couches de neige moins épaisses que par le passé. Les dégels printaniers se produisent plusieurs semaines plus tôt et les températures sont plus chaudes l’été et moins variables que celles du milieu du 20e siècle. Ce secteur compte généralement des vents plus élevés tout au long de l’année, tandis que les tempêtes de vent extrêmes, les « microrafales », sont plus communes.

« Ces changements présentent un mélange de possibilités et de risques potentiels pour les milliers de résidents du secteur, explique M. McLeman. Ce secteur a été choisi pour l’étude parce qu’il partage plusieurs caractéristiques avec d’autres collectivités plus petites dans l’ensemble du Canada. Historiquement, ses résidents ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation à n’importe quelles conditions climatiques qu’ils ont vécues. Mais une combinaison de changements démographiques et d’obstacles créés par le gouvernement sapent leur capacité de s’adapter aux changements climatiques rapides actuels ».

Par exemple, M. McLeman attire l’attention sur le manque de médecins, de cliniques médicales d’urgence et de pharmacies dans la région. « L’âge moyen de la population est au-dessus de cinquante ans et il augmente. En même temps, l’état des routes et des glaces devient plus dangereux en hiver, les vagues de chaleur en été sont plus fréquentes et les risques de dommages matériels, de blessures et de pannes d'électricité augmentent en raison des incidents liés au feu et au vent. Cette dynamique accable de plus en plus la situation de soins de santé d’urgence déjà insuffisants, puisqu’au moment même où la population devient plus vulnérable, l’environnement devient plus dangereux ».

Le rapport insiste aussi sur le fait que les échelons élevés du gouvernement doivent inverser le transfert des responsabilités financières pour l’infrastructure et les services essentiels aux gouvernements locaux, forcer les fournisseurs de cellulaires et d’Internet à large bande à améliorer leurs services dans les secteurs ruraux, réduire les formalités administratives gouvernementales pour les entreprises rurales et fournir des capitaux d'amorçage pour faciliter la production locale d’énergie éolienne et de biomasse.

« Des changements climatiques très réels se produisent à l’instant, sur le seuil de la Colline du Parlement et dans la région la plus peuplée du Canada. Nous ne pouvons pas faire comme s’ils n’existent pas, selon M. McLeman; il est temps d’arrêter de parler et de commencer à planifier sérieusement comment nous allons nous adapter. Pour le moment, l’inaction du gouvernement, le manque de vision et les politiques périmées créent des obstacles inutiles à l’adaptation. »

Des copies du rapport intégral en anglais seulement seront disponibles sur le site web du projet à www.addington.uOttawa.ca.

Pour organiser des entrevues concernant cette étude, veuillez communiquer avec M. Robert McLeman, professeur adjoint au Département de géographie à l’Université d’Ottawa, au (bureau) 613-562-5800, poste 1051 ou au (cellulaire) 613-447-2278 ou à rmcleman@uOttawa.ca.


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Dernières modifications : 2008.06.03